il y a randonner et faire de la rando, c'est différent

Mise en garde

Cette page ne recense aucunement tous les aspects du ski de randonnée ni n'a la prétention d'en enseigner les techniques. Notamment pour ce qui concerne la sécurité, je conseille de consulter un site web adéquat ou de recourir à un-e spécialiste.

Objectif

Cette page s'adresse à des personnes débutantes.

  

Voici quelques éléments que j'ai appris dans le cadre de randonnées de quelques heures dans la journée, en conditions optimales.

 

Il s'agit de transmettre des tuyaux auxquels, pour ma part, je n'avais pas pensé. Si ces tuyaux deviennent, au fil des sorties, des automatismes, c'est gagné !

Une question d'énergie

L'objectif de ces quelques conseils est d'économiser de l'énergie une fois en action.

 

Chaque geste consomme de l'énergie. Quand il fait froid et que le corps est déjà sollicité par une activité fatigante, il est bon d'éviter toute dépense inutile.

 

De plus, si la situation devait dégénérer (ça peut arrive vite en montagne), il peut être vital d'avoir encore de l'énergie à investir dans des manoeuvres de secours.

Avant de partir

Tout ce qui peut être préparé avant de sortir doit l'être.

 

Les peaux sont bien fixées, les fixations sont en position de montée, les chaussures sont fermées et en position de montée.

 

Le sac à dos, avec un thermos de thé ou infusion et de quoi croquer un morceau, est fermé. Les sangles d'épaules sont ajustées, les sangles ventrales et pectorales sont fermées. Les poches de la veste, vides ou pleines, sont fermées.

 

Les batteries du DVA (détecteur de victime d'avalanche) ou ARVA (appareil de recherche de victimes d’avalanche), téléphone, appareil de photo sont chargées.

 

En plus du DVA ou ARVA, une pelle et une sonde sont dans le sac à dos.

 

Les potentielles cloques et autres bobos sont protégés du frottement.

 

Les vêtements de montée sont relativement légers étant donné que l'on va transpirer. On pense à prendre des habits plus chaud pour la descente : gants épais, bonnet, tour de cou, sous-couche de type polaire ou en laine mérino, coupe-vent.

 

On n'oublie pas ses lunettes de soleil ou un masque. Le vent froid à la descente agresse les yeux et s'il y a des flocons, c'est intenable.

 

Pour ceux qui le souhaitent, un casque de ski pour la descente est à accrocher au sac à dos.

 

Quand au masque anti-covid, il est encore facultatif pour le ski de randonnée, aux dernières nouvelles. ;-)

Pendant la montée

Chaque geste est optimisé.

 

Les skis sont glissés sur la neige et non portés.

 

Les bâtons sont des aides. On les pique à hauteur du pied et on pousse vers l'arrière pour se propulser. On évite de piquer le bâton trop en avant en tendant son bras car ce geste induit surtout de la fatigue.

 

Pour ma part, j'ai beaucoup moins de force dans les bras que dans les jambes. J'ai l'impression de ne pas utiliser cette aide à la propulsion. Or à la fin de la journée, les muscles de mes bras sont fatigués, preuve qu'ils ont été sollicités.

Pendant les pauses

Attention aux pauses ! Leur objectif est de se reposer ou de changer de position. Il faut éviter d'être plus fatigué après ou d'avoir perdu du matériel.

 

Repos 

Prendre une photo, boire une gorgée, manger un morceau ; ces manipulations nécessitent souvent d'enlever ses gants. Il s'agit de les glisser dans sa veste par le haut. On évite ainsi de les laisser tomber par terre ou d'ouvrir ses poches et risquer d'en perdre le contenu. C'est la manière la plus rapide de se débarrasser ponctuellement de ses gants, de ne pas les perdre et de les garder au chaud.

 

Quand on prend un objet dans sa poche (mouchoir, téléphone, etc.), on n'oublie pas de la refermer avant de repartir.

 

Changer de position

Quand on ajuste les cales à la pente, il ne faut pas faire comme je le faisais : fléchir les genoux, se tordre, garder tant bien que mal l'équilibre et modifier la position des cales avec la main, puis se relever, la tête qui tourne.

 

On reste debout et on utilise son bâton, de préférence la partie de la poignée. À chacun-e de trouver la manière la plus aisée de faire ce geste et... de s'entraîner un peu. (Si vous voulez mon avis, ce n'est pas facile, facile.)

 

Durée de la pause

Cela peut paraître évident, mais limiter la durée des pauses est synonyme d'éviter de se refroidir. Faire une pause à ski n'est pas comme faire une pause de randonnée d'été. On ne déploie pas la nappe par terre pour s'allonger et on ne débute pas un débat passionnant avec la ou les personne(s) qui nous accompagne(nt). Cette agréable partie est réservée pour la soirée au chalet.

Une fois le sommet atteint

Le souffle et le muscle fatigués, le point culminant de la journée est atteint. Il s'agit de reprendre quelques forces, éventuellement prendre une décision quant à la descente et surtout, transformer son attirail de montée en jouet de descente.

 

On applique les conseils distillés à la partie "pause" plus haut, on enlève ses peaux, on ajuste ses fixations et ses chaussures.

 

Le but est d'enlever ses peaux sans ôter ses skis. Eh oui ! J'ai vu mon coach le faire aisément, mais je n'ai pas encore exercé ce geste, digne d'une danseuse étoile. Je ne manquerai pas de compléter cette partie, le moment venu.

 

Adapter ses fixations à la descente se fait en restant debout, et avec le bâton (voir la partie "pause" plus haut). 

 

Concernant ses chaussures, il s'agit de les configurer en mode "ski". On peut les serrer un peu si cela nous convient.

 

L'idée est de passer de la configuration "montée" à la configuration "descente" le plus vite possible. On évite de se refroidir et de se fatiguer inutilement.

Je n'ai pas (encore) de conseil à transmettre au sujet de la descente. Affaire à suivre.

mais encore

Grimper sur de la glace, sans couteaux

J'ai eu l'occasion de monter sur de la glace, sans couteaux. Je ne connaissait pas les couteaux. Ce sont des éléments en métal qu'on fixe sous la chaussure et qui s'enfoncent dans la glace à chaque pas, tels des couteaux. Des sortes de crampons pour skis. 

 

Sans couteaux donc, la technique consiste à poser un maximum de surface de ski au sol et d'y peser de tout son poids. Dans le cas d'une pente raide et glissante, les bâtons sont d'une grande aide. C'est à ce moment qu'il faut "pousser sur les bras". (Courbatures garanties, j'en ai fait l'expérience.)

 

L'image ci-contre montre que je suis en train de de pas suivre ce bon conseil. On voit que mes skis ne sont pas plaqués au sol. La seconde qui suit cette photo est celle où je tombe.

 

J'ai testé pour vous... m'étaler dans la pente.

Manoeuvres en cas d'avalanche

Les gestes de secours sont trop importants pour que ce soit moi qui vous en parle. Et surtout, je ne suis pas compétente pour le faire.

Je rappelle simplement une information de base : le numéro d'urgence à composer est le 112. Ce numéro est valable dans tout l'espace européen.