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Dialogue avec Google

LA quête

 

- Google, toi qui sais tout, dis-moi, de quoi faut-il se réjouir ?
- De retourner au travail, selon Julia De Funès.
- Quoi ?! C’est un gag ?
- Non, un article du Temps, tu sais, ce journal que tu lis tout le temps. J’ai pensé que ça te plairait.
- Ben c’est raté. Y a quoi après ?
- Se réjouir est un verbe pronominal, éprouver de la joie, de la satisfaction.
- Pff, ennuyeux, tu n’as rien d’autre ?
- Des règles d’orthographe autour du verbe “se réjouir”.
- Misère !
- Ah ouais, j’ai un truc :  Quelques bonnes raisons de se réjouir de Dynamique-Mag
- Cool ! C’est quoi ?
- Euh, un article qui passe en revue les avantages du confinement… qui date d’avril 2020…
- No comment. 
- Sinon, conjugaison, conjugaison, conjugaison du verbe se réjouir. Et c’est la fin de la première page.
- Aïe. Dois-je en déduire qu’il faut se réjouir de rien ?
- Ah ! Là j’ai du matos : La Schadenfreude, c’est se réjouir du malheur d’autrui et c’est normal.
- OK. Mais ça ne répond pas à ma question.
- Mais c'est encore un article de ton journal préféré Le Temps.
- Google, tu te moques de moi ?
- Un peu. Sinon, j’ai Six clefs pour se réjouir d’exister, de Psychologies Magazine
- Ah enfin ! Et ça dit quoi ?
- 1. Se relier aux autres et au monde, de Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale
- Les humains ? Trop difficile.
- 2. Redéfinir son histoire, de David Le Breton, professeur de sociologie
- Intéressant. Tu peux développer ?
- Oui. 
- Ben vas-y !
- Ha ha, je t’ai bien eue. Je développe : Le fait d'interpréter négativement son passé empêche la joie de vivre. Le problème, ce ne sont pas les échecs, mais le sens que nous choisissons de leur donner. Cette manière de penser nous emprisonne en nous-même. Il faut plutôt prendre chaque malheur comme une occasion de progresser. On peut aussi compter sur des événements extérieurs pour donner sens à notre histoire : rencontre, bouquin, sport, écriture, musique, thérapie.
- Mouais. Penser positif ou se faire aider, quoi.
- Si tu le dis. En 3 on a Ecouter l’inconnue en soi, de Virginie Megglé, psychanalyste
- Ohlala, c’est quoi ça ?
- Retrouver l’enfant qui est en nous.
- Oh c’est beau ! Mais s’il est parti ? Allez, continue Google !
- OK. 4. Laisser les émotions nous traverser, de Catherine Aimelet-Périssol, psychothérapeute
- Sérieux ?! Bon, et après des semaines de traversées d’émotions négatives on fait quoi ?
- 5. Prendre conscience de la chance d'exister, de Christophe André, psychiatre
- C’est pas bateau, ça ?
- Euh, pour chasser le côté tragique de la vie, il faut faire de la méditation en pleine conscience.
- Ah, mais bien sûr. C’est du Christophe André. Il adore la méditation. Et la dernière solution ? 
- 6. Cesser de se conformer à un modèle, par Jacques Lecomte, psychologue, spécialiste de la psychologie positive
- Intéressant…
- Ca dit que de faire passer le travail avant le reste nous éloigne du sens profond de l’existence, des vrais valeurs et de notre nature humaine.
- Oh oui, ça me parle !
- Tant mieux. Y a encore deux occurrences avant la fin de la page. Je te les donne ?
- Yes.
- L’avant-dernière parle de Dépression, quand l’humeur est en chute libre, de Planetsanté
- Oups, ça dit quoi ?
- Symptôme classique de la dépression, l’humeur en chute libre est très difficile à comprendre par l’entourage. Moins attendue, l’irritabilité masque parfois le tableau. Les paragraphes sont Larme facile, Tout m’est égal, Les nerfs à vif, Tout m’énerve.
- Bof, ça m’énerve.
- Et pour la dernière occurrence, on a encore une fois la Schadenfreude. Voilà.
- OK. Merci Google. Me voilà plus informée mais pas plus réjouie.

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